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PLUi Longué-enquête publique – complément de contribution de Vigilance environnement

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PLUi Longué-enquête publique – complément de contribution de Vigilance environnement

Monsieur le Commissaire,

Nous avons pris connaissance des résultats de l’enquête publique que vous avez dirigée. Nous vous remercions d’avoir pris en note nos contributions, notamment écrites Nous nous permettons cependant de vous faire part de notre étonnement vis-à-vis du contenu de la contribution de la société Soleil du Midi qui invite les pouvoirs publics locaux à modifier le PLU afin qu’il soit compatible avec le projet d’éoliennes. Nous citons:
 » Nous encourageons l’agglomération de Saumur Val de Loire à adapter son règlement d’urbanisme au plus tôt « . Cette incitation peut surprendre dans la mesure où généralement les acteurs économiques doivent se soumettre aux orientations des documents de planification et non l’inverse.
L’ensemble du document de Soleil de midi, entièrement consacré au seul projet de Mouliherne, démontre le caractère de lobbying de la démarche. La plupart de l’argumentation et la tonalité de ce document témoigne de l’intérêt de cette société avec des arguments pour le moins discutables voire spécieux. Exemple quand SDM affirme que :

« De nombreux outils de communication et de concertation ont été mis en place pour permettre l’appropriation par les citoyens Saumur Val De Loire »
On peut se demander lesquels en particulier à Mouliherne où SDM n’a jamais rencontré notre association ni même les propriétaires des parcelles voisines des futures éoliennes.

La société Soleil du Midi fait référence à de nombreuses enquêtes et études dites indépendantes qui donnent une légitimité à son projet. Le problème c’est que ces études ont toutes été menées sous la direction de Soleil du midi et que souvent même les données sont inaccessibles ou complètement transformées. Notons l’impasse totale sur la biodiversité alors que l’existence d’espèces très rares est en jeu dans le projet de Mouliherne ( Balbuzard chauve souris etc.). La LPO , en général plutôt favorable aux éoliennes, a fait savoir à la municipalité de Mouliherne qu’elle s’opposait totalement au projet envisagé. On peut en outre s’interroger sur la crédibilité technique et la solidité financière de SDM au capital de quelques milliers d’euros et qui n’a même pas été capable de respecter les règlements de signalisation du mât de mesure pendant des semaines ( ce qui a été confirmé par le ministère des transports).
Soleil du midi fait par exemple mention d’un vote favorable des élus de Mouliherne mais oublie que, depuis les élections municipales, la nouvelle équipe a clairement manifesté son opposition au projet d’éoliennes. L’argumentaire de société Soleil de Midi se fonde sur un projet d’autonomie énergétique qui n’a aucun sens quand on sait qu’à quelques kilomètres de Saumur Val de Loire se situent une centrale nucléaire et qu’il faudrait au moins (du fait de l’intermittence) de l’ordre 2000 éoliennes pour remplacer la production électrique de la centrale Chinon.
SDM affirme que « La production électrique attendue des trois éoliennes du parc éolien de permettrait de couvrir la consommation électrique de 6 000 ménages » en oubliant de préciser qu’une production permanente équivalente doit être parallèlement installée compte tenu de l’intermittence des éoliennes.

Nous ne sommes pas hostiles aux énergies alternatives qui peuvent compléter le dispositif de production d’énergie.
Des énergies alternatives sont en effet possibles:
• Filière bois abondante et proche des lieux de consommation surtout dans notre région,
• Méthanisation qui permet de transformer les déchets agricoles en électricité ou en chaleur,
• Solaire qui peut apporter un complément en dépit de son intermittence,
• Hydrogène qui, lui, est stockable et peut être converti en électricité, en chaleur, en force motrice (transport par exemple),
• Filière hydro-électrique y compris les hydroliennes.

Par contre nous dénonçons le contresens énergétique et économique des éoliennes en général pour les raisons suivantes :
• Impact sur le prix des maisons,
• Impact visuel : une éolienne de 200m de haut se voit à 20 km,
• Impact sonore : audible et non audible avec les infrasons,
• Impact sur la santé des animaux mais aussi sur celle des hommes,
• Impact sur la biodiversité, menace de destruction d’espèces particulièrement rares,
• Impact sur le tourisme : les éoliennes font fuir les touristes,
• Impact sur la réception de la télévision par TNT,
• Double peine en zone rurale : supporter les nuisances des éoliennes et financer leur déficit par les taxes des factures
d’électricité et les taxes sur les carburants,

• Des éoliennes sans aucun impact économique positif au plan local ; fabriquées à l’étranger, montées par des entreprises et des salariés étrangers souvent au profit de sociétés à capitaux étrangers (fonds de pensions notamment canadiens en Maine et Loire).

En conséquence, notre association rejette les modifications demandées dans son seul intérêt par la société Soleil de Midi et dénonce le concept « d’éolien citoyen « qui constitue une tromperie démocratique et en outre ferait courir des risques financiers aux éventuels souscripteurs si, comme dans le solaire, la tarification définie par l’État venait à se modifier comme proposé par la Cour des Comptes.(1)
Nous souhaitons aussi attirer l’attention sur le fait que SDM se présente comme une entreprise entièrement française alors que le matériel et le personnel utilisé pour l’installation provient de l’étranger.
En vous remerciant de votre attention, nous vous prions d’agréer, Monsieur le commissaire, l’expression de nos sentiments distingués.

(1) La Cour des Comptes note que les contrats de l’éolien vont coûter «40,7 milliards d’euros en 20 ans» pour… «2% de la production française», . Ces dépenses publiques massives, pour l’essentiel prélevées sur les consommateurs via la facture d’électricité sous la forme de la CSPE auraient pu avoir deux objectifs raisonnables et justifiés. D’une part agir pour maîtriser les émissions de gaz à effet de serre, dans le cadre de l’action pour diminuer la menace du changement climatique. Et d’autre part contribuer à nourrir des filières industrielles générant de l’emploi sur le territoire national note la Cour des Comptes.

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